Il y a quelques années maintenant, un beau matin, en me réveillant, j’ai découvert un certain silence.
Il émanait de moi, se donnait au tout et revenait à mes sens.
C’était un silence singulier, un silence malgré le son, un silence toujours présent, en arrière plan.
C’était un silence à la fois mouvant, absorbant et jaillissant, un silence enveloppant, rassurant, paisible, un silence à portée d’être…
Il était ce silence dont la discrétion ne dépendait que de mon attention, de ma présence au monde et à moi même, ainsi que de ma capacité d’émerveillement.
Il y a quelques années maintenant, un beau matin, en me réveillant, j’ai découvert ce silence.
Un certain silence qui, dans mes instants les plus vivants, pouvait s’étendre à l’infini.
Salomé Recupa
15 juin 2017

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