
Je m’appelle Salomé.
J’écris depuis que je sais écrire. Je peins parfois. J’écoute souvent. J’ai toujours été plus sensible que ce que le monde me permettait d’exprimer.
J’ai grandi en Bourgogne, étudié quelques temps — biologie, arts, droit, psychologie — jusqu’à ce que les cadres scolaire et universitaire m’étouffent. J’ai appris à penser avec rigueur, mais ce sont le corps, les émotions, les cycles et la présence qui m’ont appris à vivre.
En 2014, une première bascule et expérience d’éveil me met sur le chemin d’une autre manière d’être au monde : par le tantra avec Daniel Odier, par la communication vivante avec les part de soi avec Isabelle Padovani et Thierry Tournebise, par le retour à ce qui, en moi, sait déjà. J’explore, je cherche, je me défais.
2017, je pars en stage dans le Morvan chez Patricia Cougny et expérimente par la même occasion les thérapies auxquelles elle à été formée, l’Enfant Gigogne, la Trame… Je découvre et lis les livres de Jean-Paul Fluteau, à commencer par « Tout se joue avant la Naissance ».
C’est à cette époque que je crée le mot Intersistence : un espace entre. Entre l’intérieur et l’extérieur, le moi et le soi, la matière et le souffle. Un mot pour dire ce que je ne trouve nulle part ailleurs, mais que je ressens partout.
Je quitte Lyon en 2019, en plein épuisement. Je retourne à la campagne, au bord de mes saisons intérieures. Mon cycle menstruel devient un langage, mes émotions une carte. Je découvre le système neuroendoctrinien autrement et l’écoute comme une posture vivante.
Je me forme alors comme doula avec Karine Langlois (Quantik Mama), avec le Centre Galanthis, et en parallèle à la GynExploration avec Marie Pénélope Peres. J’expérimente dans un cadre pédagogique l’accompagnement, la présence, l’éthique du lien.
Puis vient la maternité. Un effondrement. Une renaissance. Une grossesse éprouvante, un accouchement marqué par les violences systémiques, un post-partum fait de silence, d’effondrements, d’éveil. Je prends conscience d’à quel point j’ai été dissociée, à quel point mon système nerveux appelle la douceur.


En 2025, je choisis de me retirer des réseaux sociaux et des actualités anxiogènes. Je choisis de marcher quotidiennement après 5 années de sédentarité. D’investir le terrain de mon corps et ma relation avec mon fils, suite à tant d’absence. D’écrire à nouveau.
Ce site, c’est mon refuge.
Une maison légère, posée sur le bord du monde, où déposer ce qui me traverse : maternité, états de conscience, saisons intérieures, dessins, douleurs, beauté.
Ce n’est pas un site “pro”, pas encore, ou peut-être jamais. C’est un espace de déploiement.
Je n’ai pas de réponses, je n’ai même pas toujours de questions. Mais je sais que chaque mot, chaque geste, chaque respiration, peut être un fil vers la présence.
Bienvenue dans l’entre.

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